Résumé et mots-clés de l'article de Nadège Landon, « Badinage mondain et littéraire de la relation épistolaire entre la marquise de Lambert, la duchesse du Maine et La Motte »

 

Nadège Landon,
« Badinage mondain et littéraire de la relation épistolaire entre la marquise de Lambert, le duchesse du Maine et La Motte »
A social and literary badinage of the epistolary relationship between the Marquise de Lambert, the Duchess of Maine and La Motte

 

Résumé : Nadège Landon nous transporte dans l’univers des salons du XVIIIe siècle. Elle montre les vains efforts de la duchesse du Maine pour être admise aux célèbres « Mardis » de Madame de Lambert. La Cour de Sceaux, où trônait la duchesse, se signalait alors par son badinage, sa galanterie et sa légèreté, tandis que le Salon de Madame de Lambert était réputé pour son sérieux, et tout particulièrement le « Mardi ». La duchesse eût aimé y être admise. Mais « l’égalité mondaine » prévalant sur le rang social, sa haute naissance ne suffisait pas à lui en ouvrir les portes. D’où le commencement, à son initiative, d’une correspondance, afin de prouver qu’elle en était digne, le poète Houdar de la Motte servant de truchement et d’arbitre, en s’exprimant au nom du « Mardi ». Les échanges de lettres apparaissent comme une épreuve probatoire, pour obtenir le précieux sésame, et aboutissent à un échec. La légèreté de la duchesse est incurable : Houdar le lui fait comprendre. Finalement, elle l’invite à la Cour de Sceaux. On ne lui rendit pas la pareille.

Abstract : Nadège Landon transports us into the world of 18th century salons. She shows the vain efforts of the Duchess of Maine to be admitted to the famous "Tuesdays" of Madame de Lambert. The Court of Sceaux, where the Duchess was enthroned, was then known for its banter, its gallantry and its lightness, while the Salon de Madame de Lambert was renowned for its seriousness, especially on "Tuesdays". The Duchess would have liked to have been admitted there. But "social equality" prevailed over social rank, and her high birth was not enough to open the doors to her. Hence the beginning, at her initiative, of a correspondence, to prove that she was worthy of it, the poet Houdar de la Motte serving as a mediator and an arbiter, speaking in the name of "Tuesday". The exchange of letters appears to be a probationary test to obtain the precious key and ends in failure. The Duchess's lightness is incurable: Houdar makes her understand this. Finally, she invites him to the Court of Sceaux. She was not returned the favour.

Keywords : Epistolary literature, Correspondence, Marquise de Lambert, Epistolary relationship, Salon literature.